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Big Brother is watching you*





En 1948, au siècle dernier, le romancier George Orwell, dans son livre best seller 1984, décrivait un avenir où tous les citoyens seraient contrôlés par un "Grand Frère" (Big Brother en anglais) grâce à un fichage et à une surveillance permanente et en tout lieu de chacun.

Continuons un peu dans la fiction.

Imaginons une municipalité qui voudrait tout savoir sur les habitudes et les déplacements de ses habitants en général et de ses opposants en particulier. Que pourrait-elle faire pour cela en 2018, soixante dix ans après la publication du livre prémonitoire d'Orwell?

Elle aurait d'abord à sa disposition le fichier informatique des électeurs de sa commune. Elle disposerait aussi du fichier familial de ceux qui ont des enfants inscrits à l'école ou à la cantine. c'est déjà beaucoup, ça peut déjà renseigner sur pas mal de domaines (situation de fortune, composition familiale, lieu d'habitation, etc...) mais pas suffisant pour un vrai flicage.
La création d'un fichier automatisé qui obligerait les usagers d'un service public, une déchetterie par exemple, à déposer dans les services municipaux une copie de la carte grise des véhicules personnels ou professionnels, améliorerait, à n'en pas douter, les connaissances. Resterait encore à surveiller les déplacements intra-muros. Pour cela une autre idée pourrait naître comme par exemple d'imposer le stationnement payant par carte bancaire, sinon obligatoire du moins incontournable. Tout cela en obligeant l'usager des parc-mètres à taper l'immatriculation de son véhicule dans l'appareil pour pouvoir stationner.

Extrait d'une pleine page du DL sur le stationnement payant dans la ville

On imagine alors ce qu'une municipalité malveillante pourrait faire de tous ces renseignements en croisant ses fichiers informatisés. Elle pourrait non seulement tout savoir sur les biens matériels, le mode de vie, la situation de fortune de chacun, le numéro de sa carte bancaire et le nom de sa banque, mais aussi connaître, quasiment heure par heure, jour par jour, semaine après semaine, les mouvements dans la ville de chaque citoyen.


Une municipalité malveillante pourrait ainsi mettre quasiment sous surveillance perpétuelle qui elle le voudrait. Comme un leader de l'opposition par exemple...

Si l'on rapporte ce récit à la situation locale, on y trouve en effet plein de similitudes (tous les fichiers indiqués plus haut existent à Aix ou vont exister au 1er janvier prochain) mais on entre aussi vraiment de plain pied dans la fiction.
Eh, oui! Car un leader de l'opposition à Aix-les-Bains? It's just a joke**!
Big Brother n'est donc pas prêt de watching him***.



Traduction (très libre):

*Big Brother is watching you: Souriez, vous êtes observé!
**It's just a joke: Ah, c'te bonne blague !
***Him: celui qui n'existe pas





Il ne suffit pas d'être inutile, encore faut-il savoir...

Ne rien faire ensemble !

A quoi ça a servi à Aix-les-Bains d'avoir un député et deux conseillers départementaux?


A rien! C'est juste pour ne pas faire avancer le schmimili, le schmilblic...

Quand, en 1999, le projet Grand Lac (le vrai, celui du département, pas le succédané calbiste de Dord) a été lancé, il mettait en avant le devenir de la ville d'Aix les Bains. Le constat était clair: les bords du lac riverain et la ville même étaient asphyxiés par une circulation automobile de transit. L'objectif consistait alors à détourner ce trafic à la fois des rives lacustres et de l'entrée de ville d'Aix.


Après s'être installé (en mars 2001) dans le fauteuil de maire d'Aix-les-Bains, Dominique Dord a tout de suite mis son véto à la réalisation d'études et de travaux visant à détourner la circulation automobile vers le sud de la ville. De fait, la déviation prévue pour éviter l'entrée de ville par le côté McDo n'a plus été à l'ordre du jour du Département. Voilà pourquoi, depuis, et parce que la circulation automobile y a été presque multipliée par deux, la route des bords du lac ressemble, plusieurs fois par jour, à un long ruban de voitures roulant au pas les unes derrière les autres. Manifestement, c'est à l'équipe municipale en place depuis 2001 que l'on doit cette aberration.

Une autre promesse du projet Grand Lac (version Département) consistait à réaliser (voir le précédent article ci-dessous)  un centre culturel et historique dans les 47.000 mètres carrés des anciens Thermes. Mais ça, c'était quand l'État était encore propriétaire des lieux, c'était avant que Dord ne décide que la Ville allait racheter les bâtiments et en faire ce que, lui, il avait décidé de faire. Du coup, le Département s'est totalement désintéressé de l'opération. Bilan de la manoeuvre: quinze ans après la promesse d'y voir un centre culturel et historique, les Anciens Thermes sont toujours en l'état de friche dont l'entretien coûte un max aux contribuables aixois.


En ce mois de novembre 2017, force est de constater que le Département a quasiment tenu toutes les promesses du projet Grand Lac, à l'exception de celles qui impactaient Aix-les-Bains. Et il faut aussi reconnaître que c'est bien la municipalité aixoise qui est responsable de ces ratés. Mais ce n'est pas tout.
Entre 2002 et 2015, pendant l'exécution du projet Grand Lac par le département, c'est le conseiller général et maire de Tresserve, J-C Loiseau, qui était à la manoeuvre. Et il s'est plutôt bien débrouillé, au moins pour sa commune. Il a ainsi obtenu que le Département écarte le tracé de la route nationale d'un lotissement tresservien très prisé. De même qu'il a obtenu que ce soit le Département qui finance totalement l'aménagement de la plage
avec un résultat très satisfaisant. Sauf que tous les aménagements financés par le département se sont arrêtés... à la limite entre Tresserve et Aix-les-Bains.
Du coup, comme l'a annoncé le daubé dans son édition dominicale, c'est les contribuables locaux qui vont financer avec leurs seuls impôts l'entrée de ville d'Aix, entre McDo et Tresserve. Et il y en a pour des millions d'euros...

Et c'est là qu'on atteint au sublime de l'inutilité. En 2015, lors du dernier renouvellement des élus départementaux, Dominique Dord a poussé Loiseau vers la sortie et a présenté à sa place deux de ses colistiers municipaux, Marina Ferrari et l'incontournable Renaud Beretti. Tous deux siègent désormais au Conseil départemental. Et tous deux ont été totalement inutiles quand il s'est agi de demander au département de poursuivre les travaux promis.

Conclusion: nous avons à Aix les Bains un beau trio qui coûte cher aux contribuables et dont on cherche encore ce qu'ils peuvent bien apporter à la collectivité.





Coupables, forcément coupables...

Mais condamnés à rien !


Ah, il est fort ce Dord! Dès l'automne 2015 il n'avait pas hésité à écrire, à propos de l'un des accusés de piratage informatique, que ce dernier avait été "reconnu coupable des faits" et ce avant même tout jugement. Deux ans plus tard, ce mercredi 15 novembre, le président de la cour d'appel de Chambéry vient de donner raison à l'ex-député-maire. Il est vraiment fort ce Dord !


A.B. et P.S., les deux (encore présumés) coupables se retrouvaient ce mercredi après-midi devant la cour d'appel pour entendre le prononcé de l'arrêt, ultime acte savoyard* de cette rocambolesque affaire judiciaire.

Il serait faux de dire que ces deux-là étaient confiants, même si leurs avocats respectifs leur avaient laissé entendre qu'en l'absence de faits nouveaux il y avait de fortes chances pour que la cour confirme la décision de relaxe prise en première instance. Il n'a pas fallu plus de quelques secondes, après l'entrée en audience des magistrats, pour que l'optimisme des avocats soit battu en brèche et que la décision tombe, brutale, voire même dans une sérénité pas évidente.

Ainsi, une fois avoir appelé A.B. à la barre et s'être apprêté à lui lire sa décision, le président sembla s'apercevoir qu'il y avait un autre homme poursuivi dans cette affaire. Après avoir hâtivement conclu que ce dernier était absent mais s'apercevant de son erreur, l'autre ayant signalé sa présence depuis le fond de la salle, le président fit donc avancer les deux hommes à la barre. La lecture de la décision lui prit alors 20 secondes, montre en main ".. la cour a réformé le jugement de première instance en tous ses dispositifs et déclaré A.B. et PS. coupables de l'intégralité des faits qui leur étaient reprochés. En conséquence condamne AB à 3.000 euros d'amende avec sursis et P.S. à 2.000 euros d'amende avec sursis". Fin de l'exposé de la décision.


Un habitué des prétoires aura remarqué qu'en pareille situation il est d'usage que le magistrat explique aux "condamnés" que le sursis signifie qu'ils n'auront rien à payer si, dans un délai de 5 ans, ils ne sont pas condamnés pour des faits similaires, et que dans le cas contraire, ce sursis pourrait être révoqué et la peine d'amende s'ajouter à la peine nouvelle. Mais, là, rien. Pas le moindre commentaire spontané du magistrat.
Il a fallu que les deux hommes, restés interdits pendant de longues secondes par cette décision, interrogent le président, pour qu'il leur explique le sens du mot sursis. On a connu justice plus sereine.

Quant à la décision de justice finale, elle ne va pas manquer d'interroger. La cour s'est en effet prononcée sur un délit sans préjudice, sans victime, sans partie civile. Et, après une relaxe en première instance, la cour a condamné les deux coupables à rien. A rien, puisqu'ils n'auront pas à payer l'amende, sachant qu'il y a peu de risque de les voir poursuivis prochainement dans une autre affaire similaire. Une condamnation symbolique en quelque sorte.
En fait, le seul que cette décision arrange, c'est l'ex-député-maire. Voilà un homme qui a bien de la chance avec la justice. Même quand il est au coeur d'une affaire de fausses factures avec un préjudice évalué en dizaines de millions d'euros, il s'en sort indemne. Alors cette affaire de piratage informatique, ce n'est pas son issue judiciaire qui pouvait l'inquiéter. Il le savait. Il l'avait écrit il y a déjà deux ans. Son entourage le confirmait urbi et orbi. Les deux anciens employés municipaux étaient coupables, forcément coupables...
On vous l'avait bien dit.




* l'un des deux condamnés aurait décidé d'aller en cassation.


(à suivre)




Le billet du jour

10 novembre

La France, c'est aussi un petit coin de Paradise (papers?)

Puisque une (toute petite) majorité (mais minoritaire en voix) des électeurs, y compris de l'agglomération aixoise, a voté pour E. Macron et pour sa majorité parlementaire, il n'est peut-être pas inutile de temps à autres de mettre ces braves gens face au choix qu'ils ont fait.
A cette aune, voici un lien (à recopier) qui permettra de mieux comprendre comment ces gens modestes ont été victimes d'un marché de dupes.
Cette tribune est peut-être moins facile à lire qu'un article du daubé mais ce sera sûrement plus instructif. Et puis elle donnera peut-être aussi à réfléchir sur le rôle de la députée que les mêmes électeurs ont choisie, laquelle risque de n'être, à défaut de la porte-voix des citoyens lambda que nous sommes, qu'un pion manipulé sur le grand échiquier politico-financier. Le fin du fin consistant à faire approuver silencieusement par des gens d'extraction modeste des mesures propres à favoriser le grand capital international... Au détriment des gens modestes.
Bonne lecture.

Le Marcheur Solitaire

lien à recopier: http://www.huffingtonpost.fr/alain-deneault/paradise-papers-la-france-d-emmanuel-macron-capitule-devant-les-paradis-fiscaux-et-pire-elle-les-imite_a_23271968/?xtor=AL-32280680?xtor=AL-32280680

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