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La revanche de l'ancien serviteur zélé

R. Beretti:"Allons enfants de l'apathie,

mon jour de gloire est (enfin) arrivé ! "


Ils étaient venus, ils étaient tous là, même ceux du sud...


"Ce soir, nous sommes complets. Nous sommes 1200 personnes" C'est par cette formule claquante que Renaud Beretti a ouvert ce lundi soir les hostilités la cérémonie des voeux dans un Palais des Congrès effectivement plus rempli qu'il ne l'avait jamais été lors des voeux de l'ancien maire. Il faut dire (et on l'avait déjà dit) que depuis des semaines les Beret's boys and girls avaient sévèrement battu le rappel dans le landernau. Et tant pis pour le président d'association ou autres obligés qui n'avaient pas bien compris le message.

Quant au message, même pas subliminal, qu'il faudra retenir du (très long) discours de Beretti, c'est qu'avec lui la page des errements de Dord est définitivement tournée. Désormais,  promet-il, ce sera une politique "à taille humaine".
Avant de glisser ces jolies peaux de bananes à son prédécesseur, le nouveau maire s'est pris pendant de longues minutes pour un élu de la nation en charge de la destinée de tous les Français. Les "Gilets Jaunes" qui lui rappellent "la fronde, dans un pays divisé", la difficulté qu'il ressent profondément de "nous réconcilier avec notre Histoire", une évocation de la guerre d'Algérie et même de la seconde guerre mondiale, ce n'était plus Beretti, le maire d'une ville de 30.000 habitants, c'était Beretti président de la France. Vite un béret pour Beret' !

Mais ce n'était qu'un hors d'oeuvre. L'entreprise de démolition des années Dord pouvait alors commencer dans une salle presque entièrement acquise à l'orateur unique de la soirée. Même la "tombeuse de Dord", la députée Typhanie Degois, dont le camp En Marche (sur la tête) n'est pas vraiment habitué aux applaudissements, ne ménageait pas les siens. Ah, la tête de l'autre..!


Drone de drame


"Lors de mon élection (sa désignation pour être plus juste), j'ai parlé d'apaisement". Ainsi parlait Zarathoustra le Renaud. Un apaisement nouveau qui laissait clairement entendre que ce n'était pas le cas avant lui avant lui. En ligne de mire de l'autre tombeur de Dord, la sécurité, un dossier que le sorti n'avait jamais traité, et l'urbanisme, l'un des plus gros échecs de l'ancien maire.
Pour la sécurité, c'est open bar. Le Béret' va en faire sa priorité, comme en renforçant les effectifs ou en dotant les pompiers d'un drone. Drone de drame. Quant à l'immobilier démentiel qui a fait de cette ville un piège à automobilistes et un enfer pour certains riverains, c'en est fini de cette foire. "Nous avons besoin d'une respiration. Je me battrai pour un immobilier à taille humaine" a-t-il juré. Cause toujours, il y a des permis de construire déjà signés pour les deux ans qui viennent et le Béret' n'y pourra plus rien. Mais l'important, c'était le message: une page se tourne à Aix-les-Bains. Il suffit d'y croire.


Pour le reste, ce ne fut qu'un très banal étalage de promesses, lesquelles seront plus ou moins réalisées mais que tout le monde aura oubliées une fois l'effet de manche passé. Après une référence surprenante à F. Mitterrand, le Renaud eut encore une vacherie à propos "des Thermes qui sont notre histoire" et que son prédécesseur a pitoyablement abandonnés. Quant à la suite de cette logorrhée verbale, ce n'était que de la soupe épaisse pour un auditoire qui n'en pouvait déjà plus de ces catalogues inter-minables. Il y en avait pour tout le monde, on se serait cru à la grande braderie d'automne. Demain on rase gratis et on vous rembourse en prime. Et si vous ne croyez pas celle là, je peux vous en raconter d'autres...


Bref, à part un succès populaire indéniable et un joli pied-de-nez à celui qui fut son "patron" pendant 14 ans, ça ne valait vraiment pas le coup de déranger tout ce monde pour ça.

Le problème, c'est que les Aixois n'ont pas fini d'en manger de l'autosatisfaction berettienne d'ici mars 2020.

Lisez le daubé, demain, ça vous donnera une (petite) idée.


N.B.: Ce lundi soir, pendant que nos gugusses festoyaient et se congratulaient, France 3 diffusait un documentaire sur "Les Forçats de la Mer". En voilà des hommes, des vrais! Si ce reportage passe en replay, ne le ratez pas. Ne serait-ce que pour faire la différence avec les z'héros de la soirée aixoise.




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Commentaires (4)

  • G. Del.

    J'ai suivi votre conseil et j'ai acheté le "daubé" de ce mercredi (je me suis fait avoir car j'avais déjà acheté le journal de la veille mais ils ont été moins rapides que vous). Après lecture de l'article j'en tire la conclusion qu'Aix avait failli passer à côté de cet homme exceptionnel dont le "daubé" a si bien su nous révéler les mérites. Notre Sauveur est arrivé, alleluia.

    Le 09 janvier 2019
    0
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  • pat

    La France s'enflamme tous les samedis sous l'élan des gilets jaunes. Tout le système politique est remis en question. A bout d'inspiration, le gouvernement propose des états généraux et une grande concertation. Jamais les camps extrémistes n'ont autant tenu le haut du pavé. Jamais un président de la république n'a été aussi maltraité et honni. Plus d'un électeur sur deux refuse d'aller voter pour les mêmes charlots. Dans les rues fleurissent des pancartes réclamant la démission de ces élites. Une cagnotte pour soutenir un défonceur de gendarmes remporte un succès populaire. Le pays semble parfois au bord de la guerre civile.
    Tout le pays? Non. Dans un coin de Savoie, au bord d'un lac d'azur, une tribu d'irréductibles éternels satisfaits résistent. Ils se déplacent encore en masse pour honorer tel un dieu un maire par substitution à peine installé depuis trois mois.
    Dans le spectacle qui a été offert ce lundi soir on se demande ce qui est le plus triste à voir: l'autosatisfaction d'un apparatchik nourri depuis des années à l'argent public ou la complaisance bornée de ceux qui font perdurer l'appareil à entretenir l'illusion.
    Si la sagesse est inégalement répandue, la connerie est universelle.
    P.B.

    Le 08 janvier 2019
    0
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  • A.V.

    ancien aixois, je suis un de vos fidèles lecteurs. Depuis des années je suis sidéré par la fascination qu'exercent sur les foules ébahies des élus dont l'insignifiance éclaterait aux yeux de tous si le public acceptait de réfléchir et de considérer que ces gens là ne veulent pas notre bien mais qu'ils font carrière en étant payés par nous. Cela fait des années que le suffrage universel tel qu'il se pratique dans notre pays ne produit plus que des médiocres et ce n'est pas mieux ailleurs si l'on retient l'exemple des états-unis. Comme l'écrivait Paul Valéry, le mensonge et la crédulité s'accouplent pour engendrer l'opinion. Regardez dans quel état ils ont mis la France. Je ne suis pas certain que votre proposition de tirage au sort résoudrait le problème. Une chose est sûre, ce serait difficilement pire. Et cela nous éviterait des cérémonies aussi grotesques comme celle que vous relatez fort justement avec un humour qui doit faire plaisir aux milliers d'aixois qui sont restés chez eux plutôt que de faire la claque ce lundi soir au palais des congrès andré Grojean.

    Le 08 janvier 2019
    0
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  • Az

    Même si l'on retire parmi les personnes présentes hier soir au Beretti Show celles qui étaient "obligées" et celles venues par "curiosité", ça fait tout de même près de 1200 potentiels électeurs et électrices pour mars 2020: victoire quasi assurée? Sauf si de l'autre côté, toutes les Aixoises et les tous les Aixois qui veulent un vrai changement pour le bien de leur ville s'unissent autour d'un candidat sans étiquette mais avec un seul mot d'ordre: l'amour d'Aix-les-Bains … quasi improbable!
    Non la seule et unique solution est celle du tirage au sort que vous aviez évoqué dans votre référence à Martin Luther King avec "I Had A Dream". Et à Aix, il faudrait en faire plusieurs de rêves étant donné l'ampleur du cauchemar passé et celui en cours car comme vous l'avez si bien précisé, moult permis de construire déjà signés vont continuer de sortir de terre.

    Le 08 janvier 2019
    0
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    Réponse de Pierre ALLARIA

    Victoire assurée ? Oui, sans doute.
    D’abord Aix vote « traditionnellement » à droite. La dernière élection d’un maire un tant soit peu de gauche remonte aux années 1950.
    Ensuite l’équipe municipale en place dispose d’infiniment plus de moyens que tous ses concurrents potentiels pour assurer sa promotion. Y compris l’usage des moyens municipaux.
    Disposant d’un noyau de fidèles en nombre assez important, la forte abstention joue également en sa faveur.
    Enfin, le parti du maire (LR) étant éloigné du pouvoir national depuis 2012, son représentant local est à l’abri de tout vote de sanction tel que de très nombreux maires socialistes en ont connu à l’occasion des municipales de 2014. Vote de sanction qui pourrait en revanche venir impacter négativement une éventuelle liste LREM. Fusse-t-elle emmenée par une personnalité, comme ce site le laissait entendre il y a quelque temps.
    De mon point de vue, il est peu probable que quelqu’un puisse faire à Renaud Beretti le même coup que Typhanie Degois a fait à Dominique Dord en 2017. Mais comme je n’avais pas vu venir ce coup-là, mon point de vue ne faut peut-être pas un kopeck !

    Le 09 janvier 2019
    0

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22 février 2019

Sortez les clowns...

Il n'y a pas que les girouettes qui tournent avec le vent...

Un vent mauvais soufflerait-il sur Aix-les-Bains? L'intéri-maire craindrait-il de ne pas être (ré)élu en mars 2020 en raison de "cette urbanisation  intensive dont les Aixois ne veulent plus"?
Alors, cette semaine, le Béretti fait voter par le conseil municipal une résolution visant à réduire le droit à construire à Aix-les-Bains. A côté de lui l'ancien maire rigole. Il y a de quoi. Cela fait 18 ans que Dord a transformé cette ville en paradis pour promoteurs immobiliers.

Et pendant toutes ces années, à ses côtés, l'ex-fidèle Beretti a tout approuvé, a tout voté, a tout accepté, sans jamais émettre la moindre protestation, le moindre doute. Dord rigole d'autant plus qu'avant de laisser sa place à l'intéri-maire il a signé tous les permis de construire pour les chantiers qui vont s'ouvrir dans les deux ans qui viennent. Il rigole encore mieux en rappelant qu'en matière d'urbanisme, ce n'est plus la mairie qui gère, c'est la CALB dont Dord reste le président.

Cela n'empêche pas le Béretti et sa Rina de service de se vanter de mettre fin à cette urbanisation intensive qu'ils ont cautionnée depuis toujours. Plus comique encore, le Béretti annonce son intention de s'opposer à la construction d'un immeuble de 14 étages sur le terrain en friche des Près Riants. Quelle fermeté! 
Mais dans le même temps, il s'apprête à autoriser la construction de deux tours de 14 ou 17 étages... au-dessus des Anciens Thermes.


Sortez les clowns !


Le Marcheur Solitaire


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