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Le pouvoir rend fou... sauf ceux qui l'étaient déjà !

Pour des raisons d'opportunité, ce site va prendre un peu de recul avec l'actualité. Il revient aujourd'hui sur deux sujets qui avaient suscité l'intérêt des lecteurs: les voeux d'un déjà vieux nouveau maire et le tirage au sort.


Elections, pièges à...

Qu'on se le dise !

Mais souvent, tel est pris qui croyait prendre

La cérémonie des voeux du maire Beretti devant un millier de personnes, béates ou presque, mérite sans doute une explication qui tient en trois points: la situation géographique de la ville, l'actuel climat anxiogène qui règne en France et la personnalité du nouveau maire. Commençons par ce dernier.



I) Nouveau maire et très vieilles recettes

Plongé dès ses premières années professionnelles dans l'ombre de quelques élus savoyards de haut vol, Renaud Beretti en a retenu un véritable savoir faire dans l'art de manipuler les foules. C'est en raison de cette compétence indiscutable que Dominique Dord l'avait recruté au milieu de son premier mandat. A cette époque, Dord, après avoir rêvé d'un sort ministériel qui ne lui sourit jamais, avait enfin pris conscience qu'il avait gagné l'élection municipale de 2001 sur un coup de bluff et, surtout, avec une équipe de branquignoles de la politique comme rarement on n'en avait connue auparavant. Au point que la perspective de perdre l'élection municipale suivante devenait pour lui une véritable obsession. A défaut de (re)trouver de l'intelligence dans la pratique de la gestion de la ville, c'est avec le recrutement de Beretti comme directeur de cabinet que Dord renoua un contact avec une partie de la population qu'il avait délaissée jusque là.

Noyautage des associations, création de la baudruche UPA, communication à outrance pour tout et n'importe quoi, Beretti fut en ces domaines une sorte de maître penseur. Les deux hommes furent bientôt indissociables, l'un gérait à sa guise les affaires à consonance financière, l'autre organisait les prochaines réélections. Y compris les siennes, dans la discrétion...
Au renouvellement suivant, en mars 2008, Dord vira la plupart des "incapables" sur lesquels il s'était pourtant appuyé pour gagner en 2001. Quant à Beretti, il sut s'imposer comme premier adjoint. Savait-il déjà qu'avec un peu de patience c'est lui qui, un jour prochain, virerait à son tour un autre "incapable"?

Il n'y a pas de grand homme pour son valet,


A Aix-les-Bains, Renaud Beretti est longtemps resté le personnage discret qui travaillait dans l'ombre de Dord. Les deux hommes étaient complémentaires en politique. L'un, était un bon soliste qui ne travaillait que pour lui-même, l'autre avait plutôt les qualités d'un chef d'orchestre. Tant que chacun restait à sa place, on évitait la cacophonie
Beaucoup plus présent que son maître dans la ville et dans ses prolongements associatifs, Renaud Beretti tissait tranquillement sa toile en se gardant bien, autant que possible, de se faire des ennemis, y compris chez les adversaires politiques. Jamais un mot plus haut que l'autre, pas de mépris de classe apparent, il était l'anti-dord. Il mit alors à son profit, autant qu'à celui de Dord, son aptitude à faire passer des vessies pour des lanternes.
La farce tranquille.


C'est contre l'avis de Dord que Beretti lança la ville dans une opération de police municipale et de vidéosurveilance aussi coûteuse qu'inutile mais qui avait l'heur de plaire à un électorat frileux de petits vieux rabougris dans leurs idées. Pour ce qui était de la gestion quotidienne, fort sujette aux critiques, en restant abrité derrière Dord, Beretti n'était responsable de rien qui pût déplaire. Il pouvait se contenter de comptabiliser à son crédit les quelques points positifs. 


Trois Aixois sur quatre !


Au cours de son second mandat, il passa à l'offensive. Ayant pris en main le parti (UMP) au niveau départemental, Beretti n'eût même pas besoin du soutien de Dord en 2015 pour jouer dans la cour des grands en se faisant élire conseiller départemental. Ce fut la dernière fois qu'un candidat UMP enregistra une victoire à Aix-les-Bains. Deux ans plus tard, là où son adjoint avait triomphé, Dord ramassait la plus belle veste électorale de sa carrière
face à une jeune femme de 24 ans aussi inattendue qu'inexpérimentée. Quoi qu'on ait pu en dire, le contexte macronien n'était pour rien dans cette défaite.  Dans une ville où il se croyait incontournable, en recueillant tout juste 25% des inscrits au second tour, Dord découvrait soudain que trois Aixois sur quatre avaient refusé de voter pour lui. N'importe qui aurait démissionné après un tel désaveu. Dord s'est accroché. A ses côtés, la présence de plus en plus envahissante d'un premier adjoint ne cessait de lui rappeler sa promesse de lui abandonner le pouvoir municipal. En octobre dernier, après une série de fuites bien organisées, Dord a fini par craquer. Il a confirmé, contraint et forcé, une démission que nous avions annoncée comme probable ici-même trois mois plus tôt. Ce n'est pas comme cela qu'il avait imaginé sa sortie. Beretti l'avait eu à l'usure. Il n'y a pas de grand homme pour son valet.

Le serviteur zélé, l'homme de l'ombre, celui qui avait pu se sentir parfois humilié ou méprisé, tenait sa revanche. Il aurait pu accepter cette transition avec humilité, la jouer profil bas. Mais à peine fut-il désigné en remplacement de son ancien patron que Beretti voulut montrer qu'une ère nouvelle venait de s'ouvrir à Aix avec lui.
Jadis les monarques avaient à leurs côtés des fous qui leur rappelaient qu'au si haut qu'ils étaient assis, ils ne l'étaient jamais que sur leur cul. Aujourd'hui les monarques d'un faux suffrage universel ne sont plus entourés que de vils flatteurs qui, comme le dit la fable, vivent aux dépens de ceux qui les écoutent.

La démonstration en a été encore apportée ce lundi 7 janvier. Plutôt que de présider une cérémonie des voeux dans la sobriété, Beretti l'a voulue plus éclatante encore que celles de son prédécesseur. Il aurait pu, comme le suggéraient nos amis d'aix-info, laisser la parole à des élus de tous rangs, de tous bords, à de simples citoyens, à des dirigeants d'associations. Non, il a voulu être le seul à briller. Être, enfin, le roi de la fête. Cet homme visiblement cultivé a oublié à quel point la Roche tarpéienne était proche du Capitole.
Grisé par le goût du pouvoir, il s'est stupidement jeté dans l'arène médiatique. En homme d'expérience, il aurait dû se rappeler qu'il n'y a pas plus versatile qu'une foule.


II) Une sociologie aixoise très particulière


 En d'autres temps, on appelait cela la Folie des Grandeurs. Reste maintenant à comprendre pourquoi autant de gens se sont déplacés pour une manifestation aussi désuète que ridicule. Il faut alors revenir au contexte aixois et à sa sociologie bien particulière. Un peu d'histoire pour commencer.

Il y a 25 ans, pour quelqu'un qui venait d'une région plus septentrionale, Aix apparaissait comme un agréable avant-goût d'un midi méditerranéen trop urbanisé et sur-fréquenté. Nichée entre une montagne propre à la pratique du ski et un lac propice aux activités nautiques variées, jouissant d'un climat relativement tempéré, la ville aurait pu se contenter de ces atouts. De surcroît, elle avait su garder de son passé un charme suranné dont on pouvait croire qu'il la protègerait indéfiniment des atteintes d'un modernisme de mauvais aloi. Les platanes quasi centenaires qui bornaient sa rue commerçante principale lui donnaient un petit air du Sud tout en protégeant les chalands des rayons du soleil. A deux pas du centre ville, différents quartiers (Choudy, Lafin, Puer, Saint-Simond, etc) apparaissaient comme autant de villages aux maisons anciennes, loin des bruits et des fureurs de la circulation, là où il faisait bon vivre. En s'approchant du lac, de nombreux espaces verts incitaient aux plaisirs bucoliques. On y trouvaient, autour de quelques villas anciennes, de jolis jardins ouvriers amoureusement entretenus. Un restaurant-hôtel, abrité à l'ombre de jolis platanes, offrait, le soir, aux clients ou promeneurs, des concerts de jazz, comme dans les années folles. Un petit et un grand ports complétaient ce tableau idyllique. Ah, un dernier détail: un établissement thermal national, le seul exemple en France, attirait bon an mal an dans cette ville quarante mille curistes, des gens modestes pour la plupart, et que l'on rencontrait tout au long de l'année, reconnaissables à leur façon décontractée de s'habiller.
Il ressortait de tout cela un charme désuet qui respirait bon la sérénité et la tranquillité. Si on venait un jour à Aix par hasard, on y revenait souvent par plaisir... 

Pourquoi ce rappel? Tout simplement parce que le meilleur, voire le seul moyen pour juger l'action d'une équipe politique sur une ville
c'est de répondre à la question suivante:  la qualité de la vie y est-elle meilleure avant qu'après? A cette aune, il va être difficile de trouver un Aixois qui a connu la transformation de la ville au cours des vingt-cinq dernières années pour répondre par l'affirmative ! Certains pourront dire que la ville a amélioré ceci, ou cela, que tel lieu est plus joli ou que tel équipement nouveau était nécessaire... Sans doute. Mais vit-on mieux à Aix-les-Bains en 2019 qu'en 1994, la réponse est non? Indubitablement non. Le duo Dord/Beretti a été obligé de le reconnaître, à demi mot: la circulation y est devenue très compliquée, l'urbanisation a été mal maitrisée et a donné lieu à des horreurs ou des inepties architecturales, les espaces verts ont été réduits à la portion congrue (quel massacre aux bords du lac!). Si l'on ajoute à cela le déclin de la fréquentation thermale (plus de 15000 curistes annuels perdus) la privatisation d'un établissement thermal qui avait fait la fierté de la ville, la vente de la quasi totalité du patrimoine immobilier ou le déclin inéluctable du commerce local attaqué par les grandes surfaces implantées en périphérie, on mesure à quel point les effets de la gestion politique des vingt dernières années ont été négatifs.

Mais voilà, entraînée par une sorte d'amnésie collective subtilement instillée par d'habiles communicants (manipulateurs serait le terme plus juste) la population est encline à croire que tout va bien mieux à Aix aujourd'hui qu'hier. C'est faux mais c'est d'autant plus facile à faire avaler aux crédules que la moitié des actuels habitants n'a pas connu le passé de la ville.

Cependant, il est incontestable qu'Aix-les-Bains reste une ville où il est agréable de vivre, ne serait-ce que grâce à son histoire et à sa position géographique.
Son environnement, avec le lac à l'ouest, les montagnes à l'est et la forêt au nord, en fait un atout indéniable. Le fait que depuis la gare SNCF, une gare bien centrale, on puisse avoir accès aux TGV pour toute la France est un avantage non négligeable. Quant à l'accès, dès la sortie de la ville, aux autoroutes en lien avec l'Europe entière, c'est encore un point supplémentaire de satisfaction. Et ne parlons pas de la proximité avec les grandes métropoles régionales (Lyon, Grenoble) ou avec la Suisse.
Tout cela est indéniable. Sauf que tous ces avantages qui font d'Aix-les-Bains une ville recherchée, on ne les doit pas à l'action des municipalités successives depuis 1994. Et surtout pas à celles auxquelles Renaud Beretti a apporté son concours. Ce qui fait aujourd'hui le charme et les atouts d'Aix-les-Bains est totalement indépendant de sa volonté et de son action. Ce qui ne l'empêche pas de s'en prévaloir, sans vergogne. Un peu comme si le maire de Chamonix se vantait d'avoir créé le Mont Blanc.
Il est vrai que les électeurs sont d'une naïveté confondante. Surtout ceux qui ont applaudi l'autre soir une interminable litanie d'annonces où se mêlaient des projets sans cesse renvoyés aux calendes grecques et des pseudos réalisations qui étaient passées inaperçues. On se serait cru dans le monde merveilleux de Oui-Oui. Avec Bozzo le Clown en maître de cérémonie?

Notre objectif était de chercher à comprendre pourquoi un millier de personnes s'étaient déplacées pour entendre un discours abscons. On y voit une réponse évidente: parce que ces gens-là avaient tous le même profil, bien loin de celui des gilets jaunes qui font si peur. Ces spectateurs d'un soir étaient des gens sans difficultés financières, soucieux de veiller sur un patrimoine chèrement acquis. Des gens plutôt à droite, ou très à droite, mais pas de gauche surtout. Des déçus du sarkozysme ou (et) du macronisme, à la recherche d'un autre isme auquel accrocher l'avenir. En ces temps d'incertitudes, de doutes, de craintes aussi, ils avaient également besoin de se retrouver ensemble pour se conforter dans leur idée que tout allait bien et que cela continuerait ainsi. Ils étaient venus entendre ce qui les rassurerait et ils ne sont pas repartis déçus. Beretti était l'homme qu'ils attendaient. Rassurant, patelin et sûr de lui à la fois. Pas le moindre risque qu'une pensée trop originale puisse ajouter de l'inquiétude à l'auditoire, rien qu'une enfilade de platitudes et de lieux communs.
Comme les grenouilles de la fable qui réclamaient un roi, les spectateurs de lundi soir n'auraient rencontré qu'un soliveau qu'ils en auraient été ravis. Pas de vague, dormez, l'autorité veille, c'est tout ce qu'ils voulaient entendre. Ils l'ont entendu. Mais si un vent contraire venait à se lever, les mêmes, à l'instar des supporters de l'Olympique de Marseille, seraient capables de brûler demain ce qu'ils avaient cru adorer la veille. On appelle cela la démocratie...

Quant à savoir si ces mille spectateurs étaient représentatifs de 30%, 25% ou de bien moins encore du corps électoral aixois, c'est une autre histoire.


LE (tirage au) SORT EN EST JETÉ (alea jacta est)

Enfin, à propos de démocratie, on avait lancé ici un ballon d'essai autour du tirage au sort. Disons-le tout net, cette perspective ne fut pas accueillie avec un grand enthousiasme. Nos amis d'aix-info s'évertuèrent même à mettre à mal ce principe avec des arguments très spécieux. C'est le débat. Un intervenant avança une idée originale: prendre en compte les bulletins blancs lors d'une élection à la proportionnelle et en attribuer les postes à des citoyens... tirés au sort. Enfin, à défaut de voir la loi évoluer d'ici les prochaines élections municipales, un autre lecteur fit une proposition qui ne manque pas non plus d'originalité consistant à tirer au sort un nombre d'électeurs et à présenter une liste à partir des noms issus de ce tirage. Pas idiot. On en reparlera.

Maintenant, au lecteur (lectrice) qui serait arrivé(e) jusqu'ici (
grâces lui soient rendues), on propose le petit jeu de rôle suivant:

Imaginez que vous ayez été tiré(e) au sort pour faire partie de l'équipe dirigeante de la municipalité aixoise. Dans cette occurrence:
- 1) auriez-vous accepté de céder, pour 15 euros le mètre carré, 3 hectares de terrain au Bois Vidal à un promoteur masqué ?
- 2) auriez vous laissé brader pour 3 millions d'euros à une société privée parisienne des Thermes nationaux qui avait coûté 50 millions d'euros aux contribuables et qui, depuis cette vente braderie, ont rapporté chaque année entre 1 et 2 millions d'euros de bénéfice net à leur nouveau propriétaire?

- 3) auriez vous consacré un demi million d'euros pour la réalisation d'une passerelle au-dessus du club d'aviron alors qu'il suffisait de respecter la loi et d'y aménager un cheminement piéton à même le sol?
- 4) auriez-vous entrepris en urgence les travaux de modification de la rue de Genève sans prendre la précaution préalable d'y réaliser un exutoire séparé pour les eaux usées et les eaux pluviales ?
- 5) auriez-vous accepté de sacrifier près de la moitié du site du camping municipal du Sierroz pour faire plaisir à des promoteurs immobiliers?
- 6) auriez vous récemment cédé au prix de 80 euros le mètre carré un terrain viabilisé au bord du lac à un promoteur marseillais désireux d'y réaliser une résidence de tourisme.
- 7) alors que vous vous apprêtiez à céder à la promotion immobilière privée la totalité des anciens immeubles que la ville possédait, auriez vous accepté de racheter, à six fois son précédent prix de vente, l'immeuble vieillot et mal conçu qui abrite depuis la police municipale, au motif fallacieux d'y réaliser une salle des fêtes?
- 8) alors que le loyer moyen d'un local commercial à Aix se situe autour de 150€/m2/an, auriez vous accepté de louer à une société commerciale lyonnaise, avec une promesse de bail aux mêmes conditions financières, un local municipal de 1500 m2 au prix de 6€/m2/an (25 fois moins cher que le prix du marché ) ?

- 9) auriez vous accepté de verser, sans la moindre contre-partie probante de travail, un revenu de près de 200.000 euros à un ancien cadre d'un organisme municipal, devenu maire d'une autre commune, au point de vous faire épingler par la chambre des comptes ?
- 10) auriez vous vendu, à prix sacrifié (exemple 24 euros le mètre carré constructible) et à des amis promoteurs privés, les trois grands et beaux terrains municipaux (îlot Verlaine, Ateliers municipaux Saint Simond, parking Wilson) qui seraient aujourd'hui fort utiles pour y réaliser, au moindre coût, les parkings indispensables à la ville?


Si vous avez répondu NON aux dix questions ci-dessus, bravo, vous feriez un(e) respectable délégué(e) municipal(e) !


- Question subsidiaire: auriez-vous imaginé que l'équipe municipale avec Renaud Beretti comme membre influent, s'est crue obligée de répondre OUI aux dix propositions précédentes? Ce n'est pas une blague. Ils ont réellement fait tout cela et bien pire encore. Et ils sont contents d'eux. Et l'autre se fait applaudir comme un héros. On est chez les fous.


Alors, qu'en pensez vous ?


A bientôt...

LMS










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Commentaire (1)

  • Pierre Allaria

    « Prendre en compte les bulletins blancs lors d’une élection à la proportionnelle et en attribuer les postes à des citoyens tirés au sort ».
    Pas mal comme idée. Notamment parce qu’elle implique la suppression de la prime au gagnant lors des élections municipales.
    Difficile de savoir ce qu’aurait donné un tel système s’il avait été appliqué à Aix en 2014. Les abstentionnistes, largement majoritaires, auraient-ils tous voté blanc au lieu de s’abstenir ? Ce qui semble quand même sûr, c’est qu’il est peu probable que la liste Dord/Beretti, qui a rassemblé les votes d’un peu moins d’un électeur inscrit sur trois, n’aurait pas cette majorité écrasante de 29 sièges sur 35. Qui lui permet de régner sans partage. Ce dont elle ne se prive pas.

    Le 12 janvier 2019
    0
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22 février 2019

Sortez les clowns...

Il n'y a pas que les girouettes qui tournent avec le vent...

Un vent mauvais soufflerait-il sur Aix-les-Bains? L'intéri-maire craindrait-il de ne pas être (ré)élu en mars 2020 en raison de "cette urbanisation  intensive dont les Aixois ne veulent plus"?
Alors, cette semaine, le Béretti fait voter par le conseil municipal une résolution visant à réduire le droit à construire à Aix-les-Bains. A côté de lui l'ancien maire rigole. Il y a de quoi. Cela fait 18 ans que Dord a transformé cette ville en paradis pour promoteurs immobiliers.

Et pendant toutes ces années, à ses côtés, l'ex-fidèle Beretti a tout approuvé, a tout voté, a tout accepté, sans jamais émettre la moindre protestation, le moindre doute. Dord rigole d'autant plus qu'avant de laisser sa place à l'intéri-maire il a signé tous les permis de construire pour les chantiers qui vont s'ouvrir dans les deux ans qui viennent. Il rigole encore mieux en rappelant qu'en matière d'urbanisme, ce n'est plus la mairie qui gère, c'est la CALB dont Dord reste le président.

Cela n'empêche pas le Béretti et sa Rina de service de se vanter de mettre fin à cette urbanisation intensive qu'ils ont cautionnée depuis toujours. Plus comique encore, le Béretti annonce son intention de s'opposer à la construction d'un immeuble de 14 étages sur le terrain en friche des Près Riants. Quelle fermeté! 
Mais dans le même temps, il s'apprête à autoriser la construction de deux tours de 14 ou 17 étages... au-dessus des Anciens Thermes.


Sortez les clowns !


Le Marcheur Solitaire


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