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Qui a le droit, qui a le droit, qui a le droit d'faire ça, ah, ah?

C'est la conséquence du sentiment de toute puissance qui a longtemps régné à la mairie d'Aix-les-Bains:

La machine à baffes vient de se mettre en marche

Si l'Ecole Peyrefitte a longtemps cru qu'elle avait des droits réels sur "son" local des anciens Thermes, c'est qu'elle a été bernée.


Les promesses, même écrites, d'un homme politique n'engagent que ceux qui les reçoivent

En effet, en 2005 Dominique Dord n'avait pas le droit de lui louer ce local dans les anciens Thermes dans ces conditions. Il n'avait pas le droit de louer une partie du bâtiment, alors classé domaine public de l'État, à une société commerciale à but lucratif. Il avait encore moins le droit de promettre à cette société un futur bail commercial aux mêmes conditions financières ridicules. Quand, en 2012, la mairie est devenue propriétaire des anciens Thermes, il n'avait pas le droit de prolonger la convention précaire de 2005. Quand, le 1er janvier 2018, la convention précaire, déjà illégale, a été caduque, il n'avait pas le droit de maintenir l'Ecole dans les lieux.
Quand, le 12 juillet dernier, les anciens Thermes ont été vendus au groupement Bouygues avec effet différé, Dord et son compère Beretti ne pouvaient rien ignorer de tout cela. Alors? Quid?

Eh bien Dord a peut-être cru que cette embrouille allait pouvoir se poursuivre indéfiniment. Toutefois, on peut aussi penser que c'est en raison de cette épée de Damoclès qu'il a décidé en octobre dernier de démissionner de son poste de maire et de laisser la place à son fidèle serviteur. A celui qui avait tout vu, qui avait tout su, tout compris mais qui n'avait jamais protesté, jamais rien dit, du moins publiquement.

Et il est possible, sinon probable, que cette embrouille aurait pu perdurer si...
Si un citoyen aixois n'avait acquis, fin janvier 2019, la certitude que Peyrefitte n'avait pas versé un seul centime à la Ville pour l'occupation en 2018 des 1800 mètres carrés de locaux commerciaux dans un bâtiment communal. C'est effectivement à partir de ce moment que l'intéri-maire Beretti a enfin réagi. C'est au lendemain de cette découverte par un citoyen aixois qu'il a décidé de prendre une décision déclarant Peyrefitte occupant sans droit ni titre. Et c'est à partir de là que la machine à baffes s'est mise en route.


Car la reconnaissance de l'occupation illégale de l'Ecole Peyrefitte obligeait Beretti à réagir. Et voilà pourquoi, dans la précipitation la plus totale, Carole Peyrefitte a appris qu'elle devait quitter les lieux. Des lieux qu'elle occupait alors, non pas comme locataire ainsi que le daubé a tenté de le faire croire, mais bel et bien sans droit ni titre, c'est à dire en toute illégalité.

Et il y a tout lieu de penser que l'on en est qu'aux débuts des emmerdements pour tout le monde. Carole Peyrefitte a beau faire la fière en prétendant qu'elle sera bien mieux logée à Technolac qu'aux anciens Thermes, elle ne peut ignorer que les conditions financières ne seront pas les mêmes. Un local commercial de 1.800 mètres carrés bien situé pour un loyer mensuel de 835 euros TTC, cela n'existe nulle part ailleurs.
Quant au tandem de choc (dixit l'indicible Wauquiez) composé de Dominique Dord et de Renaud Beretti, il a de gros soucis à se faire. Le premier parce que tout ce qui arrive aujourd'hui est de sa seule responsabilité. Le second parce que, après avoir laissé faire, il a tardé à réagir face à une situation intenable en droit.

Il y a fort à parier aujourd'hui que la justice
, ne serait-ce que pour rassurer les citoyens contribuables aixois, va devoir s'emparer de cette histoire abracadabrantesque qui a vu des élus se comporter comme s'ils étaient les maîtres absolus dans une sorte de république bananière. Sans oublier que Madame Peyrefitte a toujours en sa possession un document impudemment et imprudemment signé par Dominique Dord en 2005. Un curieux document dans lequel le maire d'alors promettait d'accorder à l'Ecole d'esthétique un bail commercial, sans droit d'entrée et à 10.000 euros de loyer annuel, ceci dès que la ville serait propriétaire des bâtiments des anciens Thermes, confer l'extrait ci-dessous:

Un engagement ferme et irrévocable qui pourtant ne pourra jamais être tenu.

Ce document vaut de l'or si les avocats des Peyrefitte parviennent à démontrer que c'est en toute bonne foi qu'ils avaient cru à cette promesse intenable.

Et c'est bien là le noeud gordien de l'affaire. Il n'y a plus qu'à trancher.




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22 février 2019

Sortez les clowns...

Il n'y a pas que les girouettes qui tournent avec le vent...

Un vent mauvais soufflerait-il sur Aix-les-Bains? L'intéri-maire craindrait-il de ne pas être (ré)élu en mars 2020 en raison de "cette urbanisation  intensive dont les Aixois ne veulent plus"?
Alors, cette semaine, le Béretti fait voter par le conseil municipal une résolution visant à réduire le droit à construire à Aix-les-Bains. A côté de lui l'ancien maire rigole. Il y a de quoi. Cela fait 18 ans que Dord a transformé cette ville en paradis pour promoteurs immobiliers.

Et pendant toutes ces années, à ses côtés, l'ex-fidèle Beretti a tout approuvé, a tout voté, a tout accepté, sans jamais émettre la moindre protestation, le moindre doute. Dord rigole d'autant plus qu'avant de laisser sa place à l'intéri-maire il a signé tous les permis de construire pour les chantiers qui vont s'ouvrir dans les deux ans qui viennent. Il rigole encore mieux en rappelant qu'en matière d'urbanisme, ce n'est plus la mairie qui gère, c'est la CALB dont Dord reste le président.

Cela n'empêche pas le Béretti et sa Rina de service de se vanter de mettre fin à cette urbanisation intensive qu'ils ont cautionnée depuis toujours. Plus comique encore, le Béretti annonce son intention de s'opposer à la construction d'un immeuble de 14 étages sur le terrain en friche des Près Riants. Quelle fermeté! 
Mais dans le même temps, il s'apprête à autoriser la construction de deux tours de 14 ou 17 étages... au-dessus des Anciens Thermes.


Sortez les clowns !


Le Marcheur Solitaire


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